Zoom sur la fibroscopie bronchique

Une fibroscopie bronchique est un examen qui consiste à introduire un tube flexible nommé fibroscope ou endoscope par les voies aériennes supérieures, nez ou bouche. L’instrument médical descend alors jusque dans les bronches, en passant par la trachée.

Cet examen a plusieurs appellations : fibroscopie bronchique mais aussi endoscopie bronchique ou bronchoscopie.

schéma fibroscopie bronchique
Source photo : Centre Hospitalier de Luxembourg

Lors de cet examen, le médecin utilise un tube flexible, de petit calibre appelé fibroscope. Plus particulièrement, le fibroscope se compose de fibres optiques, d’une source lumineuse et d’une caméra. A son extrémité, il peut décrire 360 degrés. Un fibroscope se stérilise selon les normes en vigueur.

Comment se passe l’examen ?

L’examen se déroule généralement en position assise et en ambulatoire (consultation). Il dure entre 10 à 20 minutes. Puis, le patient reste ensuite en observation environ 20 minutes.

Pour faciliter le confort du patient, celui-ci est placé sous anesthésie locale. On pulvérise alors un anesthésique sur les muqueuses nasales et à l’arrière de la gorge. L’objectif est d’insensibiliser les voies respiratoires et éviter toutes sensations désagréables liées au passage du fibroscope dans le nez, la gorge et au niveau trachéobronchique. Chez l’enfant, il est possible de réaliser une légère anesthésie générale.

L’examen est indolore mais est parfois désagréable. Il sera facilité si le patient est détendu. Par conséquent, il faut éviter les gestes brusques. Une infirmière est présente pour aider le patient à gérer sa respiration.

Diagnostiquer ou traiter une maladie

La fibroscopie bronchique est utilisée pour aider au diagnostic de nombreuses maladies du poumon, particulièrement pour les infections, les cancers ou encore les maladies inflammatoires chroniques du poumon. Elle permet au médecin de bien repérer et de localiser les éventuelles anomalies des parois des bronches. Cet examen est complémentaire de données radiologiques.

Photo examen bronchoscopie
Source photo : Hôpitaux Universitaires Genève

Le médecin peut y effectuer différents prélèvements :

  • Biopsie : prélèvement non douloureux à l’aide d’une petite pince d’un peu de tissu bronchique
  • Lavage broncho-alvéolaire : du liquide est instillé dans une partie du poumon puis aspiré pour être ensuite envoyé au laboratoire

Si des prélèvements ont été réalisés, le médecin aura à analyser les tissus afin de donner son diagnostic et proposer un traitement adapté. Les résultats des analyses seront délivrés par le médecin qui a prescrit l’examen dans les jours suivants.

Le médecin aura recours à une fibroscopie bronchique dans les cas suivants :

  • si on détecte une anomalie sur la radiographie ou le scanner thoracique
  • si le patient présente des symptômes faisant craindre une lésion bronchique
  • en cas d’infection pulmonaire grave, pour analyser les sécrétions bronchiques et identifier la bactérie responsable de l’infection
  • en cas d’insuffisance respiratoire, pour aspirer les sécrétions épaisses impossibles à évacuer
  • rechercher la présence d’un cancer, en pratiquant une biopsie
  • effectuer un lavage broncho-alvéolaire
  • enlever un corps étranger
  • poser une sonde gastrique
  • ou encore pour délivrer un médicament dans les bronches.

Les conditions avant examen

  • Être à jeun plusieurs heures avant l’examen (4 heures)
  • Fortement recommandé de ne pas fumer dans les 48 heures précédant l’examen
  • Avertir si on a des risques particuliers de saigner (maladie de sang, traitement anticoagulant), si on est enceinte ou susceptible de l’être
  • Réaliser un bilan sanguin dans les trois jours qui précédent l’examen et apporter les résultats le jour de son hospitalisation

Après l’examen, il faut rester à jeun 2 heures pour éviter d’avaler de travers du fait de l’anesthésie. De plus, il est également interdit de conduire à la sortie de l’examen, de boire de l’alcool et il est fortement conseillé de rester au calme pendant cette journée.

Des risques minimes

Enfin, comme tout examen, il existe des risques mais ces derniers sont rares. Il peut s’agir de saignements à l’intérieur des bronches, de troubles respiratoires, d’anxiété et d’infection secondaire.

Après l’examen, le patient peut ressentir une gêne dans la gorge, une petite toux voire de la fièvre et des crachats de sang minimes selon le type de prélèvement réalisé. Néanmoins, si les crachats se répètent ou sont abondants, il sera nécessaire de prévenir son médecin.

Sources :