Le cancer colorectal, un des cancers les plus fréquents en France

le cancer colorectal localisation

Le cancer colorectal, ou cancer du côlon et du rectum, se développe lentement dans la dernière partie du gros intestin. Dans 80 % des cas, ces cancers se forment à partir d’une tumeur bénigne, donc non cancéreuse. Ces tumeurs bénignes sont très fréquentes et restent généralement sans gravité.

Cependant, 2 à 3 % d’entre elles se développent et finissent par se transformer en cancer. Le cancer colorectal évolue, tout d’abord, sans symptôme ni signe perceptible.

Les chiffres-clés

Le cancer colorectal touche autant les femmes que les hommes. D’après Santé Publique France, il se positionne au 3e rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 2e rang chez la femme. C’est un cancer particulièrement fréquent dans les pays industrialisés notamment aux Etats-Unis et en Europe occidentale.

En 2018, on estimait à 43 336 le nombre de nouveaux cas de cancers colorectaux en France. 1 personne sur 30 sera touchée par le cancer colorectal au cours de sa vie selon la Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine (2017). Le taux de survie à 5 ans est de 63% et il se place au 2e rang des décès par cancer chez l’homme et au 3e rang chez la femme. Toutefois, au cours des dernières décennies, le taux de survie des personnes atteintes par le cancer colorectal s’est amélioré.

chiffres cancer colorectal

Un cancer évitable

Les habitudes de vie jouent un rôle primordial dans l’apparition du cancer colorectal. En effet, on note comme facteurs de risque modifiables  :

Facteurs de risque cancer colorectal
  • Consommation d’alcool
  • Tabagisme
  • Inactivité physique
  • Surpoids et obésité
  • Alimentation avec une consommation faible en fibres
  • Alimentation excessive en viande rouge et charcuterie

Néanmoins, certaines populations sont dites à risque. Si une personne possède un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum ou si elle est déjà elle-même atteinte de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, de maladies génétiques (polypose adénomateuse familiale) ou du syndrome de Lynch, alors celle-ci présentera un risque plus important de développer un cancer du côlon.

Dans une moindre mesure, une altération génétique présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme peut jouer un rôle dans la survenue d’un cancer.

L’importance de se faire dépister

Dépistage cancer colorectal

Le cancer colorectal se développe avec l’âge. D’après l’Institut National du Cancer, 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans. Le pronostic dépend largement du stade au diagnostic et les chances de guérison sont meilleurs si le cancer est diagnostiqué à un stade précoce. En effet, le dépistage permet de découvrir des lésions précancéreuses, et détecté à temps, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Il est donc important de se faire dépister régulièrement à partir de 50 ans. En France, pour toutes personnes âgées de 50 à 74 ans, un grand programme de dépistage est organisé. Durant cette période, un dépistage est à effectuer tous les deux ans.

Aussi, certains signes doivent alerter et pousser tout personne à se faire dépister. Par exemple si celle-ci détecte du sang occulte dans ses selles. Si des diarrhées, des constipations à répétition, une grande fatigue et une perte de poids inexpliquée apparaissent, il faudra également se faire dépister.

Plusieurs traitements possibles

Il existe plusieurs types de traitements pour soigner le cancer colorectal. Ce dernier sera adapté à chaque cas personnel et dépendra également des caractéristiques du cancer dont la personne est atteinte. L’objectif d’un traitement est de guérir en éliminant la totalité de cellules malignes, empêcher la tumeur de se propager, diminuer les récidives et améliorer le confort et la qualité de vie du patient.

Les principaux traitements sont la chirurgie, les traitements médicamenteux (chimiothérapie et/ou thérapie ciblée) et la radiothérapie. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres. Une chirurgie est nécessaire pour retirer les parties atteintes par la tumeur et les ganglions correspondants. Les traitements médicamenteux quant à eux ne sont pas systématiques et le protocole diffère selon la localisation et le stade du cancer. Plus le cancer est détecté à un stade précoce, moins les traitements et les potentielles séquelles seront lourds.

Bien sûr, pendant et après un traitement, un suivi régulier et à vie est mis en place pour le patient. Des soins, dit soins de support, et soutiens complémentaires peuvent prendre en charge : douleurs, fatigue, troubles alimentaires mais aussi difficultés psychologiques ou sociales.

Sources :