Tout connaître sur la transplantation rénale #2

Ces dernières années, l’activité consistant à prélever des organes n’a de cesse de se développer. D’après les chiffres de l’Agence de la Biomédecine, 5 897 greffes ont été pratiquées en 2019. Cela représente +25% de greffes d’organes en 8 ans. Le rein reste l’organe le plus greffé en France en 2019, avec une augmentation de 33% de 2006 à 2019.

Zoom sur la greffe rénale

La transplantation rénale est une procédure thérapeutique qui vise à suppléer la fonction défaillante d’un rein. Lorsque les reins du receveur ne sont plus fonctionnels, le rein greffé va remplacer la fonction des reins malades. Ces derniers restent généralement en place, sauf s’ils sont dangereux pour le patient ou qu’ils prennent trop de place. L’opération dure en moyenne 2 à 3 heures. Lorsqu’une une insuffisance rénale est observée chez le patient, une greffe rénale peut prolonger et améliorer son confort. Transplanter un nouveau rein sain permet ainsi de stopper la dialyse chronique.

Modalités et encadrement légal

Cette pratique est soumise à des règles immunologiques très précises. Chaque personne possède ses propres caractéristiques. Pour limiter le risque de rejet de la greffe, il faut veiller à une comptabilité optimale entre les caractéristiques immunologiques du rein du donneur et celui du receveur. Des traitements immunosuppresseurs existent également pour limiter ce risque.

La greffe peut se faire à partir d’un donneur décédé ou vivant. Transplanter un nouveau rein sain à partir d’un donneur décédé reste la pratique la plus développée en France bien que la greffe par donneur vivant se développe de plus en plus.

Il est possible de vivre normalement avec un seul rein et une personne en bonne santé peut se porter volontaire pour donner son rein à l’un de ses proches.

Cette pratique est encadrée par la loi et repose sur des principes fondamentaux : le consentement présumé, l’anonymat – sauf pour un prélèvement sur personne vivante pour un proche – et la gratuité. A partir d’un donneur décédé, l’organe prélevé est greffé à un receveur inscrit sur la liste nationale d’attente de greffe. Les malades sont inscrits sur une liste d’attente gérée par l’Agence de la Biomédecine. C’est elle qui gère l’attribution des organes selon les règles d’attribution nationale et sous réserve de compatibilité immunologique.

Sources :