L’incontinence urinaire masculine

L’incontinence est un phénomène fréquent qui traverse les générations. Il reste malheureusement encore tabou. L’incontinence au sens large englobe les fuites urinaires, mais aussi fécales. L’incontinence urinaire, elle, est définie comme la perte involontaire d’urines. Cependant, il ne faut ni la confondre avec l’énurésie (perte involontaire d’urine pendant le sommeil) ni avec l’impériosité mictionnelle (miction involontaire lors d’une envie d’uriner trop pressante). Ce trouble de la vessie peut être permanent ou ne survenir qu’à l’effort.

Principes de l’incontinence urinaire

D’un point de vue médical, l’incontinence reste un trouble bénin. Cependant, elle soulève parfois un problème sous-jacent plus important. Il est possible de détecter plusieurs types de maladies ou situations que tout le monde est susceptible de rencontrer un jour. Infection urinaire, trouble de la prostate, opération, troubles neurologiques (dans les cas les plus extrêmes).

Les différents types d’incontinence urinaire chez l’homme

  • L’incontinence par hyperactivité de la vessie. Elle résulte de contractions précoces et non inhibables de la vessie aboutissant à des fuites par envie irrépressible. Cette situation peut être liée à une vessie neurologique (accidents vasculaires cérébraux, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, diabète) ou à une réaction du détrusor (couche de muscle lisse située dans la paroi de la vessie) qui lutte en amont d’un obstacle.
  • L’incontinence par incompétence du sphincter strié de l’urètre. Elle est le plus souvent liée à une intervention chirurgicale pour cancer de la prostate.
  • L’incontinence par regorgement liée à une rétention chronique d’urines avec globe vésical en amont d’un obstacle (hyperplasie bénigne de la prostate) ou par un défaut de contractilité vésicale d’origine neurologique.

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