L’incontinence urinaire chez la femme

Après avoir traité l’incontinence urinaire masculine, il est temps d’aborder le sujet de l’incontinence urinaire chez la femme. Pour rappel, l’incontinence urinaire se manifeste par des pertes incontrôlables et involontaires d’urine, qui se produisent le jour ou la nuit. L’incontinence urinaire chez la femme est loin d’être une fatalité.

Les principales causes de l’incontinence urinaire féminine

  • Un affaiblissement des muscles du plancher pelvien (qui peut être dû à une grossesse, un accouchement, au relâchement de la musculature…)
  • La « descente de vessie » qui apparaît lorsque les tissus situés entre la vessie et le vagin s’affaiblissent au point de ne plus soutenir le poids de la vessie
  • Un problème de santé chronique qui atteint le contrôle des muscles de la vessie par l’intermédiaire des nerfs
  • La prise de certains médicaments (antidépresseurs, décongestionnants nasaux, relaxants musculaires)
  • De la constipation avec fécalome (scelles compressées et durcies)

Zoom sur l’incontinence urinaire d’effort

Chez la femme, ce type d’incontinence se manifeste par une fuite involontaire d’urine qui survient lors de certains efforts anodins de la vie quotidienne (éternuements, course à pied, gym…). En effet, une miction peut être provoquée sans que l’on ressente pour autant le besoin d’uriner. L’incontinence urinaire d’effort touche principalement les femmes et est liée à un dysfonctionnement du canal de l’urètre (plus particulièrement à sa fermeture).

L’insuffisance sphinctérienne

Ce dysfonctionnement entraine une perte d’urine lors d’un effort, même très léger. En effet, la pression abdominale se fait sur le périnée dont les muscles n’assurent plus le contrôle. Lors de l’effort, le sphincter et le périnée ne résistent pas à la pression, entrainant des fuites urinaires.

Le sphincter du col vésical est chargé de l’ouverture et de la fermeture du col vésical lors des mictions. Il est comparable à un « robinet » que l’on peut ouvrir et fermer. Or, en cas d’insuffisance sphinctérienne, il n’assure plus correctement son rôle. En effet, lorsque l’abdomen exerce une pression sur la vessie, le sphincter n’est pas en mesure d’assurer une contraction suffisante pour stopper l’écoulement d’urine.

La perte du support anatomique

Source photo : Doctissimo

Le support anatomique est constitué de la paroi vaginale antérieure, des muscles du périnée, du col vésical et de la portion initiale de l’urètre. Son rôle est d’assurer l’appui pour la base de l’urètre et de la vessie lors d’un effort. Lorsque le support anatomique ne joue plus son rôle de support, on parle de chute du col vésical qui est responsable de l’incontinence urinaire d’effort.

Zoom sur l’incontinence urinaire par impériosité

L’incontinence par impériosité se distingue par des fuites urinaires incontrôlées. L’incontinence par imperiosité est aussi appelée « l’hyperactivité vésicale ». Le syptôme principal réside dans le besoin immédiat d’uriner. Dans ce cas, la fuite urinaire est accompagnée d’une envie urgente d’uriner.

Le mécanisme de ce type d’incontinence

La vessie est fermée par le sphincter urétral qui empêche les fuites urinaires. Le sphincter est soumis à une trop forte pression en cas d’incontinence par impériosité. C’est pourquoi la vessie va se contracter anormalement durant le remplissage et exerce par conséquent une forte pression. L’urine peut alors sortir par l’urètre sans que cela ne soit conscient.

Cette contraction anormale provient d’une réaction du nerf parasympathique, responsable des mécanismes automatiques du corps (respiration, battement du cœur, etc.…). Le nerf parasympathique envoie en temps normal des molécules d’acétylcholine de façon consciente. Ces molécules engendrent par la suite une contraction de la vessie totalement voulue.

Or, chez une personne souffrant d’incontinence, le contrôle de la libération d’acétylcholine (neurotransmetteur qui joue un rôle important aussi bien dans le système nerveux central que dans le système nerveux autonome) n’existe pas. La personne atteinte n’a pas conscience de la contraction de sa vessie et la miction a lieu sans qu’elle n’ait eu le temps de comprendre.

Les conséquences

Les femmes atteintes de ce type d’incontinence sont soumises à des contraintes quotidiennes : le contrôle de la vessie n’est plus possible. Ainsi, des mictions fréquentes, impromptues et à tout moment de la journée surviennent chez la femme atteinte d’incontinence par impériosité. Ces conséquences peuvent survenir que la vessie soit pleine ou non. Il est alors nécessaire d’adapter les protections pour éviter tout incident.

Sources

Passeport Santé 

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